La fausse bonne idée!

Un nouvel album vient rejoindre les précédents, il s’agit des fausses bonnes idées. 
Vous savez, ces idées qui nous viennent en tête lorsqu’on est très fatigué, au milieu d’une nuit blanche, lorsque tout espoir nous a déserté, ou encore celles données par une personne qui ne s’y connaît pas du tout. 
Bref, peu importe qui, où et comment, l’objectif de cet album est de contrer ces idées en vous proposant des solutions plus adaptées. 
Si vous avez des questions, n’hésitez pas à les rédiger sous chaque publication en fonction de la thématique. 
A+

Lorsque votre bébé pleure la nuit et qu’il est âgé de plus de 4 mois, il n’est pas nécessaire de lui donner un biberon (sauf avis médical contraire). Votre enfant devrait être passé aux 4 repas par jour ou devrait y arriver progressivement.
Cependant, vous constatez que votre bébé accepte le biberon : les bébés acceptent la nourriture qu’on leur propose même sans avoir faim. En utilisant l’alimentation pour calmer les pleurs de votre enfant, vous lui donnez un signal inapproprié pour répondre à ses besoins. En sachant que votre enfant n’a pas physiologiquement besoin de ce biberon, vous pourrez plus facilement lui proposer de calmer ses pleurs autrement : en le prenant dans les bras pour le consoler par exemple ou en lui expliquant depuis votre chambre/lit que tout va bien et que c’est encore la nuit, que c’est l’heure de dormir.
Plusieurs semaines voire mois plus tard, vous vous retrouvez épuisé car la demande du biberon est systématique : votre bébé ne peut plus faire sans cette habitude.
Voilà une bonne raison de ne pas commencer à donner de biberon nocturne lorsque les enfants n’en ont plus besoin. Déshabituer votre enfant alors que vous serez épuisé sera plutôt compliqué (on y arrive, hein, mais quelle énergie dépensée pour rien!)

Il existe un mythe s’appelant : « l’apprentissage de la propreté » chez l’enfant. 
. Tout d’abord, l’enfant ne devient pas « propre », il devient continent car la maturation de ses neurones lui permettent, dès qu’il sait monter seul 2 marches de l’escalier, de maitriser son sphincter vésical ainsi que son sphincter anal. Il n’est donc plus incontinent comme il l’était jusqu’ici.
On peut de ce fait oublier les heures sur le pot en attendant la goutte de pipi ainsi que les friandises en récompense.
. Votre enfant va maitriser son sphincter et comprendre les signes que lui envoie son corps progressivement. Vous pourrez observer qu’au début votre enfant viendra vous voir en vous disant « pipi » ou en vous montrant les toilettes et qu’il sera trop tard. A peine dit, l’urine sera déjà écoulée. Ce temps « d’alerte » va augmenter en permettant progressivement à l’enfant de comprendre le signal et d’avoir le temps d’aller jusqu’aux WC ou au pot. 
. Pour faciliter tout cela, habillez votre enfant avec des vêtements facile à baisser comme des pantalons de jogging, un legging, on peut aussi laisser l’enfant en couche à la maison… (éviter les salopettes et les jeans près près du corps).
. Dans un premier temps, vous pouvez utiliser des couches de type « pull ups » pour éviter que votre enfant ne se trouve arrosé (ce qui n’est pas agréable), le sol mouillé (vous risquez peut-être de vous fâcher si vous êtes fatigué et que c’est la troisième fois aujourd’hui…). Vous pourrez passer aux slips lorsque le temps d’alerte entre la sensation de devoir uriner et la capacité à se retenir sera suffisante pour que votre enfant réussisse à arriver aux WC. 
. Soyez cohérent dans vos actions : lorsque vous mettez des slips à votre enfant, il est toutefois possible que votre enfant « s’oublie » à un moment ou à un autre. Aussi, lorsque vous prenez la voiture, ne lui remettez pas de couche pour le trajet et protéger les sièges, préférez mettre une alèse sur le siège. Votre enfant comprendra que c’est une protection « au cas où ».
. Lorsque votre enfant aura un « accident », ne le grondez pas, il ne le fait pas exprès et maitrise encore mal ses sphincters. Vous pouvez lui proposer d’aller mettre ses vêtements dans la machine à laver ou dans le panier au linge sale, aussi d’aller chercher des vêtements propres.
. Contrôle diurne et nocturne : il est possible qu’il existe un délai de quelques mois entre le contrôle diurne et nocturne des sphincters. En sommeil profond, votre enfant relâche totalement ses sphincters et peut donc se retrouver mouillé. Prévoyez une alèse sur/sous le drap. Ne retirez les couches la nuit et à la sieste que si vous constatez qu’elles sont sèches au moment du lever. 
Donc vous l’avez bien compris, les couches se retirent lorsque l’enfant est déjà bien avancé dans la maitrise de ses sphincters.

Inventé il y a bien longtemps pour entraîner les enfants à marcher (je crois bien que je ai vu un représenté sur un tableau au château de Versailles…), le youpala n’est définitivement plus notre ami (l’a-t-il déjà été d’ailleurs?…)
Ce qui est compliqué, c’est que vous en trouvez encore dans les magasins, alors vous expliquer que cela n’est pas bon, voire dangereux pour votre enfant est difficile.
Cet objet est interdit à la vente dans plusieurs pays (dont le Canada), car il a entraîné de nombreux et graves accidents domestiques (chute dans les escaliers notamment).
Que lui reproche-t-on? 
. Votre enfant sera en position verticale avant d’avoir un dos suffisamment musclé pour tenir lui-même debout
. Votre enfant ne verra pas ses pieds pour avancer, il ne voit donc pas les obstacles ni les marches; de plus il ira très vite ce qui le déstabilisera lorsqu’il apprendra à marcher, il ne comprendra pas pourquoi il n’avance pas.
. Votre enfant n’a pas accès aux objets à disposition dans la pièce (il vous sera donc nécessaire de rester à ses côtés quoi qu’il arrive un peu plus tard lorsqu’il apprendra à marcher seul, pour l’accompagner dans les interdits et la sécurité)
. Votre enfant apprendra à se tenir penché vers l’avant pour marcher, ainsi que sur la pointe des pieds, ce qui n’est pas non plus une position naturelle pour marcher. Cela peut pénaliser l’enfant une fois qu’il expérimentera la position debout et réalisera ses premiers essais de marche
. La position verticale est un réel progrès pour les tout petits, elle comporte un grand intérêt pour eux. Cet intérêt est diminué lorsque la découverte de la position a été faite de manière « biaisée » dans un youpala. L’enfant peut être démotivé pour apprendre à marcher car il n’y voit pas de réel intérêt parce que l’exercice lui paraît très difficile car ses repères (équilibre, position dans l’espace…) ne sont pas les bons.
. Dans le youpala, l’enfant est souvent maintenu par une culotte en tissu supportant ses hanches, l’enfant ne ressent pas alors le poids de son corps au niveau de ses jambes.

Bon, voilà la réalité des choses. On vous dit parfois : pas plus de dix minutes par jour. Mais cette tolérance est bien une tolérance pour vous faire plaisir à vous, parents. Ces exercices ne serviront pas à vos enfants et même biaiseront leurs repères. 
L’instrument coûte cher aussi par ailleurs… donc investissez dans autre chose, vous trouverez bien. 
Si vous n’avez pas d’idée, venez aux ateliers sensori-moteurs, vous aurez plein d’astuces pour proposer à votre enfant les éléments qui lui permettront de progresser à la maison, selon son rythme et ses compétences! 

Il fut un temps, on a conseillé aux parents d’éloigner les bébés de leurs oreilles pour les laisser « faire leurs poumons » à distance… on en a fait des bêtises, en méconnaissant notre fonctionnement physiologique et surtout en voulant chasser le naturel… Pourquoi voulait-on mettre les mères à distance? Eh bien pour ne pas qu’elles entendent leurs enfants pleurer. Si elles les entendaient, pour sûr, la grande majorité aurait accouru pour les prendre dans les bras…
Il fallait laisser l’enfant être autonome, il apprendrait à être moins dépendant de sa mère et la laisserait vaquer à ses occupations. 
Depuis quelques années, nous savons qu’il n’est pas bon de laisser un enfant pleurer sans le réconforter. 
Lors de cet appel, l’enfant demande à sa figure d’attachement ou à son substitut de venir le rassurer ou lui donner les soins dont il a besoin. Il se sent alors en grande insécurité (nous sommes les mammifères qui naissons les plus immatures, le petit bébé humain est totalement dépendant de ses parents, il ne peut rien faire seul, si ce n’est se rappeler à leur souvenir…). Pour construire sa sécurité intérieure, le bébé a besoin de vérifier qu’à chacun de ses appels, sa figure d’attachement approche et lui donne les soins appropriés. Dans le meilleur de cas, il saura qu’il peut être tranquille car sa mère répond toujours de manière adaptée à ses appels. C’est une période de la vie de parent très difficile car ce petit peut appeler et pleurer de jour comme de nuit, le manque de sommeil et la nouveauté de la situation sont des éléments qui peuvent rendre les parents vulnérables. Ils se sentent impuissants face à la situation, ne sachant pas comment calmer leur bébé, sans savoir qu’un bébé, ça pleure car on ne leur a pas dit, sans savoir que leur vie de jeune parent les conduira à accumuler une dette de sommeil… Bref, la détresse peut s’installer chez le bébé mais également chez l’adulte.
L’adulte doit pouvoir trouver les ressources nécessaires pour répondre aux demandes de son tout petit, dans certaines cultures, les jeunes mères sont très entourées, elles se reposent et c’est une autre personne de la famille qui s’occupe du tout petit. Chez nous, les bébés et leurs mères ne sont pas très chanceux sur ce plan car la mobilité géographique conduit souvent les jeunes mères à être seules au moment de leur retour à la maison en sortie de maternité (et d’autant plus en temps de confinement, vous êtes plusieurs à en avoir témoigné), les conjoints n’ont pas toujours de congé pour rester à la maison (on me souffle dans l’oreillette que tout cela va changer très bientôt! 😍 il était temps!). 
Bref, une période très sollicitante pour des mamans seules et connaissant mal ce qu’est un nouveau né car l’image qu’on en donne en pré-partum est souvent image d’Epinal… Tout sera parfait : le bébé dort en souriant aux anges, se réveille pour manger et grandit bien…
Bienvenue dans la réalité des pleurs, de la fatigue, des cernes et des difficultés parentales…
Revenons à nos moutons. 
Aujourd’hui, on sait que si on laisse un bébé pleurer et se « calmer seul », on ne permet pas à son cerveau de se développer correctement. 
On sait aussi qu’un bébé ne se calme pas seul, il se résigne, c’est à dire qu’il apprend à quelques jours de vie et totalement dépendant de l’autre, que lorsqu’il est en détresse, personne ne vient à son secours. 
Il meurt déjà un peu de l’intérieur…
Ayant la chance d’avoir la lumière de ces découvertes des neurosciences, nous ne pouvons pas faire comme si nous ne savions rien…
Alors n’écoutez ni la voisine, ni qui que ce soit qui vous dit de laisser pleurer votre bébé. 
Soyez à son écoute et répondez à ses demandes.
Oui, cette période sera difficile.
Alors, laissez tomber le ménage, la cuisine et le repassage pour vous concentrer sur l’essentiel : votre tout petit. 
Ce ne sont que quelques mois dans une vie mais leur importance est capitale!

Lorsque l’enfant se met seul debout, on a parfois l’idée de vouloir lui tenir les bras en se positionnant derrière lui afin de l’aider à « faire ses pas « . Mais quelle idée saugrenue! Je pense que chacun répète ce qu’il a vu faire sans se poser la question du bien fondé de la « méthode »… Reprenons une chose à la fois :
. en déambulant ainsi, vous vous cassez le dos : de nombreux parents le disent : cette position m’épuise, la bonne nouvelle est qu’elle n’est absolument pas nécessaire et que vous pouvez arrêter dès maintenant.
. au cours de ces déambulations, votre enfant se retrouve les bras en l’air dans le pire des cas, certains parents non bien attention et maintiennent les bras un peu plus bas. Avez-vous essayé de marcher les bras en l’air? C’est plutôt douloureux, inconfortable et cette position n’aide pas l’enfant à trouver ou rétablir son équilibre. L’enfant a les mains coincées dans les votre et ne peut donc pas naturellement se rééquilibrer, en plus il risque d’avoir mal aux bras…
. lorsque vous êtes ainsi positionné derrière votre enfant en lui donnant les mains, le centre de gravité de votre ensemble se situe bien au milieu de vos deux corps. Cela n’aide en rien votre enfant, happé par votre force, soutenu pour avancer. Il arrive que votre enfant se penche de manière accentuée vers l’avant, ce qui n’est pas une position naturelle : la posture n’est pas bonne pour le déplacement. 
Donc, lorsque votre enfant commence à se mettre debout, laissez-le faire et observez-le. Préférez le mettre à pieds nus afin qu’il ressente bien le sol, vous observerez ses petits pieds bouger sur le sol, chercher un équilibre, tantôt en prenant appui sur le talon, tantôt en prenant appui sur les pointes des pieds, sur les côtés… votre enfant expérimente. On vous l’avait déjà dit que vous aviez donné naissance à un petit chercheur! Il expérimente dans tous les sens! Et cherche le meilleur équilibre. Il va aussi quitter la position en se laissant tomber sur les fesses, ou d’autres fois en refaisant le chemin inverse de celui qu’il avait pris pour se mettre debout. Tout va bien, n’ayez pas d’inquiétude, la chute ne peut pas être mauvaise si votre enfant est dans un environnement sécurisé. Laissez-le faire! 😊Vous observerez qu’à un moment il lâchera une main, pour se tenir avec une seule, avancera le long de la table basse du salon ou du canapé. Il se positionnera parfois debout, les deux mains lâchées, sans avancer, puis viendra le moment tant attendu de la marche. La marche est un processus naturel d’autant mieux intégré que les enfants l’expérimentent de multiples manières. A chaque petite phase de l’acquisition, ce sont de multiples connexions neurones qui se mettent en place et permettent à votre enfant de passer à l’étape suivante. 
Donc, c’est dit, épargnez votre dos, mettez-vous dans le canapé pour observer et encourager votre petit à l’occasion. 
Laissez-le faire! ❤️

#avoirconfianceenlescompétencesdemonenfant
#apprendreàfaireseul

On a parfois l’impression que notre enfant sera plus préservé si on ne le sort pas lorsqu’il a un rhume oui qu’il est malade. Cela n’est pas tout à fait vrai. Lorsque l’enfant fait beaucoup de températures st apathique, il a bien évidemment besoin de rester dans son lit, avec une surveillance de l’adulte. On ne va pas le stimuler outre mesure, on va lui donner la possibilité de se reposer et de récupérer. Lorsque votre enfant a le nez qui coule et qu’il tousse un peu, aller dehors lui fera le plus grand bien. Pourquoi? La maison ou le lieu dans lequel l’enfant est gardé est souvent plus sujet à l’accumulation de microbes en tous genres que l’extérieur, oui, on aère souvent trop peu. Dehors, l’enfant sera au grand air. Un air souvent plus pur que celui de l’intérieur donc. A l’extérieur et bien couvert, l’enfant profitera de l’air frais, son nez sera souvent débouché. Votre enfant en profitera certainement pour jouer et s’activer ce qui st très bon pour diminuer le stress ou l’anxiété dû parfois à son état de santé. Votre enfant sera exposé à la lumière du jour, ce qui lui permettra de mieux synthétiser la vitamine D, en hiver, l’ensoleillement est bas, autant profiter des heures du jour pour s’exposer aux rayons du soleil!Soyez attentif à votre enfant qui joue à l’extérieur et faites-le rentrer si sa tenue est mouillée (lorsqu’il joue dans la neige par exemple), proposez-lui une boisson chaude en rentrant, veillez à ce qu’il n’ait pas froid, qu’il ne reste pas immobile.Eviter également les périodes de brouillard et de grand froid pour les enfants ayant des difficultés respiratoires. En dehors de cela, l’extérieur leur fera le plus grand bien!

Qui n’a pas essayé de donner plus à manger à son enfant le soir afin de le « caler » au maximum et qu’il fasse une bonne nuit? 
Encore un mythe à déconstruire! 
En effet, lorsque vous donnez une grande quantité d’aliments à votre enfant, ou que vous ajoutez de la farine à son biberon, vous contribuez à lui dilater l’estomac. Qui arrive à s’endormir facilement après avoir fait un repas copieux? C’est souvent l’effet inverse…
Evitez également tous les gâteaux avant le coucher surtout s’ils contiennent du sucre qui est stimulant et mauvais pour la santé bucco-dentaire. 
Prévoyez 30 minutes de digestion après le biberon ou le repas du soir avant de mettre l’enfant au lit.
N’insistez jamais pour que votre enfant termine absolument son biberon ou son assiette.
#sommeilréparateur
#quidortdîne

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